Réseau d'Entreprises Sociales (RES) asbl

RES-Intervention

Lors de nombreux de ses précédents projets, le RES a pu accompagner diverses entreprises principalement actives dans le secteur de l’Économie Sociale, tant par des interventions rassemblant cadres et travailleurs, des acteurs d’entreprises différentes collaborant dans un même but ou faisant face aux mêmes difficultés. Ces diverses expériences nous ont permis d’affiner une offre d’accompagnement qui nous semble la plus appropriée pour répondre aux réels besoins des entreprises de ce secteur. En effet, il est clairement démontré par la littérature scientifique que la meilleure manière d’amener un changement est de prendre en compte les particularités de son contexte. Voilà pourquoi nous proposons une opportunité d’intervention dont l’approche pourrait être vue comme « clinique », dans le sens où l’intervenant se situe au plus proche de la réalité de l’entreprise.

Le projet

« RES – Intervention » peut se résumer à un accompagnement psycho-social et organisationnel auprès d’entreprises du secteur de l’Économie Sociale. Bien que proposant des étapes cadrées méthodologiquement, la démarche peut être qualifiée de « sur mesure », dans le sens où elle prend en compte les spécificités et la complexité tant du secteur que des entreprises particulières. Concrètement, la demande initiale peut par exemple concerner des situations où il conviendrait de dépasser diverses difficultés rencontrées par l’entreprise, ou d’aider ces organisations à concevoir de nouveaux projets innovants à implémenter.  

Pour les deux années à venir, le RES bénéficie du soutien de la Région Wallonne pour mener à bien ce projet. Les actions qui y seront liées permettront, d’une part, d’aider les entreprises à relever ces défis actuels que rencontre le secteur de l’Économie Sociale, et d’autre part, d’augmenter le bien-être de leurs travailleurs.

Lors des premières étapes de l’intervention, une analyse de la demande et du contexte de l’entreprise est indispensable afin de poser les bases justes. Cette démarche est essentielle dans ce type de prise en charge, et constitue déjà la première phase du travail de fond de l’intervention. Suite à cette réflexion, les intervenants proposeront une méthodologie favorisant l’émergence de nouveauté, la créativité, et le recentrage sur les objectifs et les valeurs de l’entreprise, qui mèneront inévitablement à la création de pistes d’actions concrètes.

4 éléments de contexte 

Pour ce faire, cela demande à tous de sortir des représentations généralisées dans la perception commune, spécifiquement de celles portant sur l’intervenant externe en entreprise.

Tout d’abord, quant à la manière de voir le rôle de l’intervenant. Il est souvent bien difficile de savoir à qui et à quel mode de penser se raccrocher. Actuellement, l’ « expert » semble être la figure logique, attendue, mais surtout rassurante (particulièrement dans un contexte pouvant générer de l’incertitude). Notre vision est celle qui met l’intervenant dans un autre rôle, celui d’accompagnant qui fait confiance aux capacités des personnes auprès desquelles il intervient. En effet, qui est mieux placé pour élaborer une/des actions correspondant au mieux à ses problématiques, que la personne elle-même ? L’intervenant apporte un cadre sécurisant et sa maîtrise porte sur le processus, et non sur le contenu, c’est pourquoi nous préférons le terme de « consultant » à celui de conseiller. Lors des premières étapes de l’intervention, nous amenons le client à réfléchir sur sa propre pratique, tant au niveau de la gestion quotidienne que la vision stratégique de l’entreprise.

La méthodologie adoptée est celle qui permet une souplesse nécessaire, permettant de s’adapter aux contextes particuliers, mais également une grande rigueur sur le cadre d’intervention. Celui-ci se traduit par une démarche par étapes, permettant d’accompagner au mieux les réalités spécifiques des entreprises bénéficiaires. Les avancées se font à la fois par paliers (réalité inhérente au contexte du changement organisationnel), et de manière douce (où le partenariat, la co-construction, et la bienveillance sont de mise entre les bénéficiaires et les intervenants). Des documents échangés entre le consultant et le client baliseront tout le processus : proposition d’intervention, contrat d’intervention, récolte de données, rapport(s) intermédiaire(s), plan d’action et rapport final.

Ensuite quant à la temporalité, et le rapport à l’urgence. Dans notre société où la productivité s’inscrit dans un contexte concurrentiel, il est communément admis qu’il faut « aller vite », abattre des tâches, avoir le sentiment d’avancer. Cependant, il semble indispensable de s’arrêter pour faire le point sur la situation vécue et de sortir « la tête du guidon », l’espace d’un instant. L’objectif restera le même : évoluer de quelque manière que ce soit, pour autant que cette direction soit celle qui permette d’accomplir des objectifs congruents avec la recherche de sens qui nous questionne tous. Avancer vite, mais vers où ? Et vers quelle finalité ?

Enfin, notre quatrième fondement est celui de l’autonomie de l’entreprise. Notre époque demande aux entreprises de s’adapter continuellement aux demandes de son environnement ; ces périodes de changements sont de plus-en-plus fréquentes et de plus-en-plus longues. Par l’implication des acteurs de l’entreprise concernée, nous misons sur le fait que celle-ci développe des compétences d’adaptation et de prévision (voire prévention) aux futurs moments de crise et d’évolution. Un projet d’intervention s’inscrit dans le temps, il a donc un début et une fin. La clôture et sa projection font partie du projet. Celle-ci permet de faire le point, passer un cap, marquer l’évolution.

Ancrages théoriques 

Notre manière d’intervenir repose sur diverses grilles de lectures qui nous permettent de prendre en compte la complexité des réalités vécues par nos bénéficiaires. En bref, trois visions coexistent :

  • Vision systémique : permet de comprendre, d’aborder les relations et les groupements d’individus de manière totale et globale. Les comportements sont interprétés dans leurs contextes et selon les relations dans lesquels ils s’inscrivent. La réalité y est abordée de manière complexe et dynamique.
  • Vision analytique et psychodynamique : envisage une représentation partagée et symbolique, circulant à travers les différents membres impliqués dans le projet commun que peut être l’entreprise.
  • Vision pragmatique : qui part du principe que les personnes impliquées dans le processus ont la meilleure connaissance de leur réalité, ainsi que des jeux et enjeux englobés par celle-ci. Ils sont à même de développer les ressources appropriées à leur situation particulière.

Demande d’informations complémentaires ou contact pour un premier rendez-vous :

info@resasbl.be

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